Le père d’une jeune Japonaise qui avait étranglé puis décapité une camarade de classe en juillet s’est donné la mort, ont rapporté des médias lundi. Cet homme de 53 ans s’est pendu dans sa maison de Sasebo dans la préfecture de Nagasaki (sud-ouest), selon l’agence de presse Jiji. Contactée par l’AFP, la police s’est refusée à tout commentaire.

Sa fille, une lycéenne de 16 ans qui vivait seule, avait été arrêtée fin juillet après la découverte du corps de son amie à son domicile. Elle avait dans un premier temps commencé par nier en bloc, avant de se livrer à de glaçantes confessions. La criminelle avait expliqué aux policiers avoir étranglé et frappé son amie avec un objet contondant avant de la décapiter et de lui couper la main gauche « avec des outils et une espèce de cordon ». Des marteaux et une scie avaient été retrouvés chez elle, renforçant la thèse de la préméditation.

« J’ai acheté tout ça moi-même, je voulais tuer et disséquer quelqu’un pour voir » ce que ça faisait, aurait assuré l’adolescente qui avait donné des signes inquiétants de dérangement auparavant. Elle avait notamment attaqué son père avec une batte de baseball en mars.

« L’acte de ma fille ne pourra jamais être pardonné », avait confié ce dernier en août. « Quand je pense au choc et à la douleur ressentis par la famille endeuillée, cela me brise le cœur. Je ne peux pas trouver de mots pour m’excuser ».

Le père de la victime avait pour sa part déclaré qu’il ne pourrait « jamais pardonner la meurtrière qui avait privé sa fille adorée de sa vie et de son futur ».

Selon des témoignages, la jeune fille aurait pu être perturbée par la mort l’an dernier de sa mère, décédée des suites d’un cancer, et le remariage de son père peu après.
Source : AFP