«Le phénomène ‘‘microbes’’ est purement politique.

 

Sinon comment comprenez-vous que le ministre de la sécurité

refuse qu’on traite ces tueurs de ‘‘microbes’’ et préfère les

appeler des jeunes gens ?»,

se demande un policier qui a requis l’anonymat.

 

Lui ne passe pas par quatre chemins pour dénoncer l’absence de volonté politique en vue d’éradiquer ce phénomène.

Pour ce policier,

les « microbes » sont en fait la coalition des enfants soldats issus des différents groupes rebelles qui ont participé à la guerre contre le régime de Gbagbo.

C’est en raison de cette proximité que le pouvoir d’Abidjan ne fait

rien pour les détruire.

 

La preuve, ils opèrent en plein jour. « Il n’ya pas longtemps, ces enfants tueurs opéraient à Yopougon quartier Sapeur

Pompier. J’étais, ce jour-là, au quartier Toits rouges non loin du camp de la Gendarmerie.

 

Je n’ai vu aucun détachement aller sur le terrain. C’est seulement le lendemain que des policiers sont allés sur le terrain. Ces tueurs ont donc eu tout le temps pour martyriser les populations.»,

explique-t-il, en guise d’illustration.

 

La semaine dernière, le ministre de la sécurité a pourtant

lancé contre ces criminels. Et selon la police, 250 « microbes

» ont déjà été mis sous le verrou mais notre interlocuteur

n’y croit pas. Pour lui, c’est de la poudre aux yeux.

D’une part, parce que les 250 personnes

interpelées ne seraient, selon l’aveu de ses supérieurs

hiérarchiques, que des raflés qui rejoindront leur domicile,

si ce n’est déjà fait.

Et que d’autre part, la police n’est plus dotée d’armes en dépit des déclarations tapageuses.

 

«Avec quoi un policier ira sur le terrain affronter des tueurs

sans état d’âme, s’il n’est pas armé ? Aujourd’hui, même les

mécaniciens sont plus armés que nous. Ce sont ces personnes

qui ont participé aux combats lors de la crise postélectorale.

Aujourd’hui, vous trouvez au moins une arme dans chaque garage.

Et c’est pareil pour les chauffeurs et apprentis Gbaka (véhicule de

transport en commun bien connu en Côte d’Ivoire

ndlr).La journée, ils sont des transporteurs mais la nuit

tombée, ils deviennent des braqueurs »

 

 

Source :

eventnewstv

Compatissant vis-à-vis des souffrances des populations relatives aux affres du gang à la machette