21/01/2014

En Côte d’Ivoire, l’adversité politique peut-elle tout justifier ? C’est la question que bon nombre d’Ivoiriensse posent depuis l’arrivée d’Alassane DramaneOuattara à la tête de la Côte d’Ivoire. En effet,ils sont nombreux, les Ivoiriens qui ne comprennentpas les actes de méchanceté que posent les tenants actuels du pouvoir, au seul motif qu’ils ont

gagné la guerre postélectorale. Récemment, un des porte-voix du régime traitait le président du Fpi,

Pascal Affi N’Guessan, de prisonnier de guerre en liberté. Plus grave, depuis plus de trois ans, ils sont

des milliers d’Ivoiriens, toutes catégories confondues, qui croupissent dans les prisons ivoiriennes

sans aucun début de jugement. Les plus célèbres sont la Première Dame, Simone Ehivet Gbagbo, le

ministre Charles Blé Goudé, le patron de la Solidarité africaine (Soaf), Jean Yves Dibopieu, les officiers

généraux et supérieurs de l’armée ivoirienne et tous les leaders de jeunesse comme Youan Bi

Angenor. Mais Dieu seul sait qu’ils sont des centaines de milliers qui payent chaque jour le prix de

leur volonté d’émancipation. Ce que les Ivoiriens ne comprennent pas, c’est que des gens qui ont vécu depuis toujours ensemble et qui ont parfois bénéficié de la générosité de leurs adversaires d’aujourd’hui se soient transformés en

des machines à broyer des vies. Savoir que des gens qui se sont autoproclamés démocrates

détiennent des pères de famille au secret pendant près de trois ans est particulièrement affligeant.

Où sont donc passées les nombreuses organizations de défense des Droits de l’Homme.

Pourquoi leur voix est-elle si inaudible ? Ne voientelles pas tous les drames que vivent les populations

ivoiriennes ? Les familles qui se disloquent ? Des enfants qui ne vont pas à l’école ? De hauts cadres

qui meurent faute de moyens parce que leurs avoirs sont gelés ? Non, Il faut arrêter la dictature.

Guillaume T. Gbato