Le lundi 05 janvier 2015 marquera le début d'une grève illimitée dans toutes les universités du pays décrétée lors de l'Assemblée générale extraordinaire de la Coordination nationale des enseignants-chercheurs (CNEC) par les membres ce mercredi 17 dans les locaux du campus Felix Houphouët-Boigny de Cocody.

Les enseignants de toutes les universités et des grandes écoles publiques, des instituts et centres de recherche de Côte d'Ivoire ont décidé de se lever contre l'absence de volonté des autorités à prendre en compte leurs revendications, fait qu'ils ont constaté à leurs propres dépens.

Considérant avoir été banalisé par le gouvernement, le collège des enseignants des universités publiques ne compte plus rester passif.

En outre, ils ont consigné, dans le préavis de grève qu'ils ont dûment déposé et dont copie nous ait parvenu, un refus de la rentrée universitaire 2014-2015 si jusque-là aucune action favorable du gouvernement n'est entamé ou faite pour leurs satisfactions.

Ces actions passent notamment par le paiement des arriérés de salaires dus au titre de la grille particulière depuis 2009, l'application des recommandations du Reesao consécutives à la mise en œuvre du Lmd, l'application de nouveaux taux horaires, la revalorisation des indemnités d'encadrement des mémoires de Master 1, Master 2 et thèse de Doctorat, l'instauration d'indemnités liées aux commissions d'examens et aux corrections de copies, la revalorisation des indemnités de participation aux jurys de Master 1, Master 2 et de thèse de Doctorat, la revalorisation de la prime de recherche et la trimestrialisation du paiement qui en découle.

Les enseignants demandent, pour la bonne marche de l'année académique et pour des résultats excellents et probants, la construction de nouveaux bureaux avec les commodités minimales, une connexion internet et extranet sur l'ensemble des universités et sites d'éducation, des laboratoires et salles de travaux pratiques. Pour terminer, ils exigent l'ouverture sur tous les campus des bibliothèques, restaurants, la disposition du matériel enseignant (micros etc...)

Les revendications des enseignants et chercheurs est une longue histoire qui date de plusieurs années mais qui n'a jamais su trouver auprès des différents gouvernements, devant qui elle a été exposée, des solutions adéquates mais surtout définitives. Le gouvernement du président Alassane Ouattara saura ou arrivera t-il se distinguer?

Nous vous reviendrons