la Côte d’Ivoire est le troisième pays d’Afrique subsaharienne

à interdire l’importation de tilapias en provenance

des cinq pays où sévit

le virus de lac du tilapia (tilV).

Après Kinshasa, mi-août, et Cotonou, le 28 août, c’est au tour

de yamoussoukro d’interdire temporairement l’importation et

la commercialisation de tilapias en provenance de cinq pays.

l’arrêté, pris le 7 septembre par le gouvernement, concerne les

produits venant de Colombie,d’équateur, l’égypte, d’Israël et de thaïlande. l’interdiction a pour objectif, selon le communiqué

du ministère ivoirien des ressources animales et halieutiques,

«de protéger les tilapias sauvages et les tilapias d’élevages

» présents dans les eaux ivoiriennes de la propagation du

virus de lac du tilapia (tilV). «Sil’agent pathogène ne pose pas

de risques pour la santé publique,il peut néanmoins décimer

les populations infectées.

En 2015, la production mondiale de tilapias issus de l’aquaculture

et des captures s’élevait à 6,4 millions de tonnes et valait

environ 9,8 milliards de dollars, tandis que le commerce mondial

de tilapias représentait environ 1,8 milliard de dollars»,

note le communiqué de qui atiré la sonnette d’alarme dès le

mois de mai.

Ni la Chine, d’où provient l’essentiel des tilapias importés en

Côte d’Ivoire, ni la production locale

ne sont touchées par le virus. Il en est de même au

Bénin et en rd Congo, où la consommation de ce poisson

très prisé reste la norme.