L’épidémie d’Ebola continue de mobiliser les autorités ivoiriennes. Hier, s’est ténue au ministère d’Etat, ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, une réunion interministérielle.

La rencontre a enregistré la participation des ministres d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko, de la Santé et de la lutte contre le SIDA, Dr. Raymonde Goudou Coffie, de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Anne Ouloto, de la Communication, Affoussiata Bamba-Lamine et des Eaux et Forêts, Mathieu Badaud Darret. Au sortir de la rencontre, la ministre de la Santé qui s’est prêtée aux questions des journalistes, a indiqué qu’il s’agit d’une séance de travail avec les préfets de régions frontalières à la Guinée, touchée par l’épidémie. «Ce sont les préfets de régions qui vont être nos relais pour sensibiliser la population», a-t-elle déclaré. Cette sensibilisation consistera à dire aux populations que le virus d’Ebola est un virus extrêmement virulent, dangereux. Et la mort est pratiquement instantanée, maximum 48 à 72 heures. Le virus est logé tout d’abord chez l’animal, plus particulièrement chez la chauve-souris, les chimpanzés et certains rongeurs. La Côte d’Ivoire, a indiqué Dr. Raymonde Goudou, a donc pris des dispositions concernant justement les animaux. « En Côte d’Ivoire, nous affectionnons particulièrement les porcs-épics et l’agouti. Donc, il faut les éviter jusqu’à ce que nous soyons sûrs qu’il n’y a plus de risque à consommer l’agouti. Mais surtout éviter la manipulation des agoutis et autres rongeurs parce que la transmission se passe à partir de fluide (le sang, la sueur) », a-t-elle expliqué. Toujours dans le cadre des précautions, des postes avancés, à en croire la première responsable de la santé, ont été mis en place à l’ouest, avec renforcement du personnel. Notamment des spécialistes. Cela, tant au niveau terrestre qu’aéroportuaire. L’objectif, a-t-elle indiqué, est de ne pas créer de psychose au sein de la population mais de faire en sorte que celle-ci respecte les consignes données par le personnel médical. Ainsi, en cas de fièvre hémorragique ou pas, la personne souffrante est invitée à se rendre au centre de santé le plus proche. Jusqu’à ce nous mettions sous presse, l’épidémie avait fait 60 morts en Guinée sur 80 cas déclarés et 5 cas suspects détectés au Liberia.
DM