L’ambiance était chaude hier au Plateau. Et pour cause, les étudiants ont décidé de manifester devant la direction des examens et concours du ministère de l’Enseignement supérieur, hier mardi. Ils entendaient interpeller la ministre de tutelle ainsi que le gouvernement, sur la non-organisation des soutenances du Bts depuis décembre 2015. Afin de disperser ces manifestants, les éléments de de la Compagnie républicaine de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogène.

« Ce n’était pas un mouvement pour semer la violence. Il ne s’agissait pour nous que d’exprimer le désarroi des étudiants admissibles au Bts depuis décembre 2015 et privés de leurs diplômes faute d’organisation de la soutenance. Malheureusement, la police a fait usage de la violence contre les étudiants. Pis, 4 camarades ont été arrêtés et gardés à vue à la préfecture de police au Plateau. Nous protestons contre la violence policière et l’arrestation des camarades. Mieux nous exigeons leur libération sans condition », a déclaré Assi Fulgence, secrétaire général de la Fesci et organisateur de cette manifestation.

« Chaque étudiant admissible au Bts depuis 2015 a payé 5 000 Fcfa. Malgré le fait que les étudiants aient mis la main à la poche, les soutenances ne sont toujours pas organisées alors que plusieurs admissibles doivent faire des voyages d’études à l’extérieur quand d’autres veulent postuler à des concours. Depuis 2015, nous sommes sans résultats du Bts. Nous le dénonçons avec la dernière énergie. Nous exigeons l’organisation de la soutenance dans les meilleurs délais. Faute de quoi tout le secteur des grandes écoles va être bloqué », prévient-il.