Publié le 08 Avril 2021 Autres Sources

Publié le 08 Avril 2021 Autres Sources

 

Le 31 mars dernier, lors de son avant-dernière comparution devant le tribunal criminel du Plateau, le milicien burkinabé Amadé Ouédraogo Remi dit Ouremi avait prévenu le juge président qu'il ne se présenterait plus à la barre, parce que, disait-t-il, il a le sentiment que les juges et les témoins, au regard de leurs différentes interventions, veulent lui faire porter seul le chapeau. Alors qu'il n'était, toujours selon lui, qu'un simple exécutant dans les massacres des populations civiles de Duekoué dont on l'accuse et pour lesquels il a déjà passé huit années en prison.

Mettant à exécution sa décision de ne plus comparaître devant le tribunal, le milicien burkinabé Amadé encouragé par certains de ses codétenus a opposé une fin de non recevoir aux injonctions de l'administration pénitentiaire lorsque celle-ci a tenté de l'extraire de sa cellule le 2 avril pour une audience publique au Plateau.

Malgré les relances du tribunal criminel, le Seigneur de la forêt classée du Mont Peko est resté arc-bouté sur sa position. Las de se faire tourner en dérision par un prévenu aussi téméraire, le tribunal criminel a pris des dispositions bien musclées hier mercredi pour emmener Amadé Ouremi à comparaître contre son gré. Ce qui fut fait sans résistance.

C'est donc autour de 11 heures que le roi du Mont Peko a été conduit sous bonne escorte devant la Cour. Là encore devant les juges, il a exigé que tous les acteurs des tueries de Duekoué soient présents à la barre pour la manifestation de la vérité. " Ils m'ont piégé, c'est parce que je suis le seul burkinabé parmi les Ivoiriens qu'ils me font ça ", s'est-il défendu, tout en continuant à botter en touche les accusations portées contre lui par les témoins encore présents hier à la barre. Une autre audience est prévue ce jeudi 8 avril.