au 2ème tour de l’élection présidentielle de 2010, dans le face-à-face télévisé qui l’oppose au candidat laurent gbagbo, le candidat alassane ouattara avait promis que s’il était élu, il ouvrirait une enquête pour savoir qui est derrière la rébellion armée qui, plus d’une décennie, a balafré la côte d’ivoire. mais depuis qu’il est au pouvoir, il a oublié cette promesse faite devant la nation toute entière. on sait désormais pourquoi car des indices montrent aujourd’hui la collusion entre la rébellion armée et le pouvoir ivoirien actuel.

 

Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un regard rétrospectif sur les mouvements qui ont secoué l’armée tout au long du premier semestre de l’année 2017. on se souvient que dans la nuit du 5 au 6 janvier 2017, des militaires du «contingent des 8.400 » se mutinent à bouaké, autrefois fief de la rébellion armée. ces anciens soldats des forces armées des forces nouvelles (fafn), comprenant quelque 5.000 eléments de l’armée nouvelle (aen) et 3.400 agents de sécurité (ads) intégrés dans les rangs de l’armée régulière, suite à l’accord politique de ouagadougou, revendiquent des primes de guerre dites « Primes ecomog » à hauteur de 12 millions de fcfa par personne. selon leurs différents porte-paroles, la «Prime Ecomog» leur aurait été promise peu avant le lancement de l’opération «Restaurer la paix et la démocratie» par les forces ré- publicaines de côte d’ivoire alors force rebelle proouattara contre le régime du président laurent gbagbo, avant le 11 avril 2011. alassane ouattara fera payer ces primes qui n’obéissaient à aucun fondement juridique ni à aucune logique politique. avant ces derniers évènements au sein de l’armée, en novembre 2014, des revendications similaires de certains militaires issus de la rébellion armée avaient déjà été satisfaites par le même gouvernement ivoirien. a ce sujet d’ailleurs, le Premier ministre amadou gon coulibaly rappelait, dans l’hebdomadaire panafricain Jeune afrique, dans son édition n° 2948 du 9 au 15 juillet 2017, que «ces mutineries concernent des faits du passé, n’ayant rien à voir avec la gestion des différents gouvernements qui se sont succédés au pouvoir du président Ouattara en 2011».

 

ces propos sont contredits par les révélations ci-dessous. «(…) Durant notre exil, IB était notre chef de file. Nous nous sommes mis d’accord qu’il ne serait pas candidat aux élections présidentielles même si Gbagbo était tué. C’est quelqu’un qui pourrait arranger nos parents du Nord dont on a besoin (….) J’ai fait des courses à moto avec Soro Guillaume, mais pas dans le but que lui aussi soit président ou ministre. Mais nous l’avons fait pour notre liberté. Nous avons pris les armes, mais ce n’est pas IB qui les a achetées. Que cette vérité soit sue de tous aujourd’hui (…) C’est moi qui ai fait entrer les combattants et les armes dans le pays, de Korhogo à Abidjan. Si vous supportez le MPCI, ne le faites pas pour Zakaria ni pour IB ni pour quelqu’un d’autre, sinon pour celui a acheté nos armes, c’est-à-dire Alassane Dramane Ouattara. Lorsque nous étions en exil, c’est Alassane qui s’occupait de nous. Il nous apportait ré- gulièrement du riz et la somme de 25 millions de FCFA chaque mois (…) Tous ceux qui se sont opposés à Alassane ont eu une fin tragique. IB le sait très bien et nous avons même demandé à Kass de se ressaisir», affirmait en 2003 l’ex-chef rebelle Koné Zakaria, alors commandant de la zone de vavoua, lors d’un meeting au nord de la côte d’ivoire. on comprend dès lors pourquoi aucune enquête n’a été menée depuis avril 2011 pour savoir qui est derrière la rébellion armée qui a endeuillé la côte d’ivoire pendant plus de 10 ans.