Parti pour la pose de la première pierre du futur lycée professionnel hôtelier dans le village de nanan, le premier
ministre daniel Kablan duncan et ses ministres ont été les témoins « privilégiés » du conflit au niveau de la chefferie traditionnelle de la localité.

D'un côté, nanan Djè N’Guessan Jean-Baptiste,choix légitime des villageois et intronisé, il y a plusieurs mois ; de l’autre, Brou Kouamé aubertel qui bénéficie de l’onction des chefs
proches du gouverneur thiam augustin. Tout allait bien, quand le maître de cérémonie présente le second comme chef de nanan et l’invite à faire la libation.

lL n’en fallait pas plus pour provoquer la colère des villageois
et particulièrement des jeunes. « Ce monsieur n’est pas le chef du village, c’est un imposteur », scandent-ils.Avant de se déchaîner et foncer tout droit sur Kouamé Aubertel pour l’interrompre.
C’est le cafouillage et la débandade. La police s’interpose
et ramène l’ordre.
Quantre manifestants sont arrêtés et conduits manu militari vers les véhicules de la police.prenant la parole pour son mot de bienvenue, le maire de la commune, Gnrangbé Kouadio Jean, tente de calmer les esprits en appelant au règlement pacifique et définitif du litige. « Je vous demande pardon. C’est vrai, il y a des problèmes de chefferie.Je vous demande pardon.
Calmez-vous pour que la cérémonie se tienne dans
de bonnes conditions. J’invite les uns et les autres à oeuvrer
au règlement de cette crise », dit-il. avant d’être rejoint par le porte-parole des cadres, yabley Koffi désiré,qui a présenté les excuses des villageois aux hôtes.

Signalons que cette scène qui s’est déroulée en présence
du premier ministre et l’ambassadeur de l’arabie saoudite est la conséquence de la situation qui prévaut à yamoussoukro : les crises au niveau de la chefferie traditionnelle.
des questions mal traitées dans l’ensemble par le corps préfectoral. Outre nanan, des villages comme N’gattakro, Subiakro, Kami,morofé, akpessekro et autres vivent la même situation.
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