
Mercredi 4 février 2026, 19h44. L’alerte déchire le silence : un magasin s’embrase aux abords du marché de Songon. Comme toujours, les sapeurs-pompiers militaires de la 4ᵉ compagnie s’élancent. Sirènes hurlantes, ils bravent les embouteillages pour remplir leur mission : sauver des vies.
Mais à 20h23, l'horreur change de visage. Ce n'est plus le feu qui menace les soldats du feu, c'est la folie humaine.
Accueillis par une pluie de pierres
À peine arrivés, les secours ne rencontrent ni soulagement ni gratitude, mais une foule en furie. Des pierres volent, les vitres volent en éclats. Le chef de garde est blessé. Les hommes, venus pour dompter les flammes, deviennent des cibles.
Le verdict est aussi absurde que tragique : le feu continue de dévorer le marché, tandis que les pompiers sont contraints de battre en retraite pour ne pas mourir sous les coups.
Un acte de trahison collective
Comment en est-on arrivé là ? Derrière chaque casque se cache un père, un fils ou une sœur dévouée à la communauté. Caillasser un pompier, c'est condamner ses propres voisins. C'est retarder l'inévitable au prix de dégâts irréparables.
S'attaquer à ceux qui nous protègent n'est pas un simple incivisme : c'est un acte grave. De tels actes mettent en danger la vie des secouristes et celle des personnes qu'ils tentent d'aider. Ils affaiblissent la capacité des services d'urgence à intervenir rapidement et efficacement lorsque des situations d'urgence se présentent.
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